La Croix, Le Monde, France Inter, Diapason, Resmusica, France Musique, Radio Classique… se font l’écho du concert-spectacle Staline/Chostakovitch.

Concert-spectacle en replay sur RecitHall

 

Emmanuelle Guiliani – Mardi 6 avril 21

Staline / Chostakovitch : Musique sous l’œil du tyran

« Un travail en tout point remarquable, chaque couple image-musique valant pour lui-même et pour les abîmes de réflexion qu’il provoque chez le spectateur. Poésie et pensée se répondent inlassablement. Le concert-spectacle propose un dispositif ingénieux. Et parfaitement approprié à son sujet. La captation à 360 degrés permet en effet au spectateur derrière son écran de modifier à loisir son angle de vue : à gauche, à droite, en haut, en bas. Comme s’il était invité à partager les désirs fous de l’œil du pouvoir, jamais en repos, dans le contrôle absolu, sans angle mort… Sinon celui de l’imaginaire du créateur qui, même surveillé, même effrayé, préserve jalousement sa liberté intérieure. « 

 

   

Le Monde : Marie-Aude Roux, Mars 2021

Staline et Chostakovitch, entre honneur et disgrâce

Le nouveau concert-spectacle du Centre de musique de chambre de Paris met en lumière les relations destructrices du dictateur avec le grand compositeur russe.

[…] A la force des images répond l’interprétation fulgurante de la pianiste Yedam Kim, des violonistes Shuichi Okada et Vassily Chmykov, de l’altiste Vladimir Percevic, du violoncelliste Ivan Karizna. Les musiciens jouent sans partition, se déplaçant au gré de situations qui structurent spatialement la musique… La captation à 360 degrés a transformé les rares personnes disséminées autour de la salle en fantômes noirs. Rien ne doit être visible sur la diffusion en streaming que propose jusqu’au 25 avril la plate-forme RecitHall. Une version dont la technologie semble déjouer le propos confiné du concert-spectacle, le spectateur ayant la possibilité de déplacer les points de vue à l’intérieur du plateau durant l’exécution. Une fois encore, les équipes de Jérôme Pernoo ont prouvé la vitalité, l’exigence et la qualité de leur travail de recherche musicale. En mars 2020, le Centre de musique de chambre avait réussi à collecter les 50 000 euros nécessaires à son financement participatif. Gageons que la moisson 2021 outrepassera ses espérances, il le mérite.« 

 

classic and co, Sigalevitch, Staline, Chostakovitch,   

France Inter – Classic & Co – Anna Sigalevitch – samedi 27 mars

[…] Jérôme Pernoo propose depuis quelques années maintenant, habituellement Salle Cortot,  une programmation vraiment originale et enthousiasmante, avec l’idée de toujours tricoter des projets où la notion de spectacle est fondamentale, où l’ambition est de réinventer la perception du concert, avec d’excellents jeunes musiciens qui, libérés de la partition sont en jeu de façon très différente de ce que l’on voit habituellement. […] 

 

Diapason Magazine – Emmanuel Dupuy – Mars 2021

Spécialement conçu pour une diffusion en vidéo, le nouveau spectacle du Centre de musique de chambre de Paris explore la relation complexe entre le musicien et le dictateur. L’ingéniosité de la réalisation immerge le spectateur dans les tragédies du XXe siècle et au cœur de l’acte interprétatif.

« […] De ce voyage au bout de la nuit soviétique, on ressort d’autant plus chamboulé que notre propre époque n’est guère porteuse d’espoir. Mais même dans les pires ténèbres, on finit toujours par entrevoir la lumière – et celle qui émane de cette réunion de talents brille d’un éclat aveuglant. »

 

Staline-Chostakovitch : l’artiste face à la tyrannie

Et si « l’écran fera toujours écran » comme nous le dit ce dernier, le concert-installation capté sans public à la MC93 et mêlant musique et vidéo, est filmé à 360°, un ressort technique encore inédit dans la musique de chambre. Il permet au spectateur d’« arpenter » librement (avec sa souris) l’espace dans lequel se meuvent les artistes, en lui donnant l’illusion d’être parmi eux.

 

Concert-spectacle à voir sur RecitHall

 

 

JEROme Pernoo est l’invite des Grands entretiens de France Musique

Retrouvez les émissions de Saskia Deville en cliquant ici

 

Retrouvez les jeunes talents du Centre et Jerome pernoo sur france musique

 

Les jeunes musiciens du Centre ont interprété les Métamorphoses de R. Strauss en direct dans l’émission présentée par de Clément Rochefort – Génération France Musique, Le Live , samedi 7 mars à 16h. Ré-écouter en replay. ou voir la vidéo de l’émission, réalisée en direct à l’Alliance Française

Jerome Pernoo au micro de radio classique

Jérôme Pernoo était l’invité du Journal Du Classique de Laure Mézan, jeudi 5 mars à 20 heures, pour parler de la dernière création de la saison du Centre de musique de chambre de Paris. Ré-écoutez l’émission ici.

 

TOutelaculture.com : Interview de Laurent Naouri

Laurent Naouri répond à une superbe interview, et parle du Centre de musique de chambre de Paris : cliquez ici

 

Musikzen.fr

Le Carnaval des animaux (préhistoriques) : 1 heure de bonheur – Lire l’article en entier

 

Jerome Pernoo sur France musique

Mardi 26 novembre 2020 en direct dans Musique Matin
Jérôme Pernoo et Guillaume Connesson, sont les invités de Musique Matin de France Musique – notre partenaire – pour évoquer le Centre et ce fameux Carnaval des animaux (préhistoriques). A retrouver en cliquant ici

 

classic and co, Sigalevitch, Staline, Chostakovitch, France Inter – Classic & Co

Samedi 30 novembre 2019) : Le Carnaval des animaux (préhistoriques)
Retrouvez la chronique d’Anna Sigalevitch sur le Centre et son nouveau concert-spectacle du Carnaval des animaux (préhistoriques)

 

 

 

 

Alain Cochard, Janvier 2021

Chausson rencontre l’auteur de la Recherche et le Concert en ré majeur pour piano, violon et quatuor à cordes, op.  21(1891) – l’un des chefs-d’œuvre de la musique de chambre de la fin du XIXe siècle, il n’est pas mauvais de la rappeler – se soumet aux trois phases d’écoute d’une œuvre musicale décrites dans Un amour de Swann. Avec le comédien Léo Doumène (sans oublier les précieuses interventions de Jérôme Pernoo qui servent de fil conducteur) et une équipe de jeunes instrumentistes de premier ordre (Ryo Kojima, violon ; Verena Chen, violon, Anna-Li Hardel, violon, Paul Zientara, alto ; Johannes Gray, violoncelle ; Kojiro Okada, piano, qui comme toujours dans les spectacles du Centre jouent de mémoire !), le résultat se révèle intense et prégnant, intimiste et vaste comme les espaces poétiques et psychologiques ouverts tant par musique de Chausson que par le texte proustien.

Un moment rare et précieux, à découvrir pour le moment sur la plateforme Recithall. Il ne fera qu’attiser l’impatience de retrouver les activités du Centre de Musique de Chambre avec du public – et l’envie pour ceux que les connaîtraient pas encore de les découvrir.

 

Jérôme Bastianelli, Janvier 2021

Les jeunes musiciens du Centre de musique de chambre de Paris (Ryo Kojima, Verena Chen et Anna-Li Hardel au violon, Paul Zientara à l’alto, Johannes Gray au violoncelle et Kojiro Okada au piano) donnent du chef-d’œuvre de Chausson une version incandescente et raffinée, soulignant les nombreux effets de contraste qu’offre la partition, entre légèreté et angoisse. La fin du Grave, notamment, est absolument saisissante, par son lyrisme obsédant. Tous jouent par cœur, sans pupitre, violonistes et altiste étant debout et se livrant à une chorégraphie adaptée aux fluctuations de l’écriture musicale : lorsque seul le pianiste s’exprime, les autres instrumentistes se cachent derrière un paravent japonisant… comme celui que Proust possédait dans sa chambre (et que l’on peut voir au musée Carnavalet). Cette mise en scène ajoute à l’intérêt visuel du spectacle et rend plus vivante l’interaction avec le comédien-lecteur.

Bref, c’est une grande réussite, qui marque en beauté le début de l’année du 150e anniversaire de la naissance de Marcel Proust. On notera qu’en complément d’écoute, le site Internet du Centre de Musique de Chambre propose une « exposition virtuelle » très bien faite, tant sur le musicien que sur l’écrivain.

 

Séverine Garnier, Janvier 2021

La réalisation musicale est impressionnante, mention toute spéciale pour le pianiste Kojiro Okada et le violoniste Ryo Kojima qui montrent une formidable palette de nuances. Nos oreilles sont sous les charmes de ce Concert pour piano, violon et quatuor, élégant et piquant, un véritable dandy musical ! Nos yeux suivent, captifs, « le corps possèdé du violoniste », comme l’écrit Proust.

 

 

 

 

 

Alain Cochard, Mars 2020

« Métamorphoses » : l’intitulé du nouveau spectacle du Centre de musique de chambre de Paris pourrait valoir pour l’ensemble des concerts-spectacles de la structure créée par Jérôme Pernoo depuis son ouverture en novembre 2015. De jeunes musiciens, jouant toujours par cœur (et debout pour tout ceux qui le peuvent !), une thématique, une scénarisation de la musique enrichie d’une création vidéo : la recette est toujours la même. Et pourtant, on a plaisir à le répéter une fois encore, le résultat est toujours différent et infiniment séduisant. Paris est submergé d’initiative en tous genres dans le domaine musical mais une chose est sûre, au rapport moyens employés/résultat artistique, celles du Centre de musique de chambre de Paris se situent parmi les plus abouties par l’imagination, la sensibilité et l’intelligence que l’on y relève. Lire la suite.

 

Marie-Aude Roux, Janvier 2020

Bain de Jouvence pour Schubert : à propos du concert-spectacle La Truite

Le premier accord du quintette a éclaté sur la fin du lied princeps que vient d’interpréter le baryton Adrien Fournaison. Tous jouent sans partition, dans une concentration et un élan superbes et conquérants. La fin de l’« Allegro vivace » sonne une première pause tandis que la répartition des concertistes sur le plateau reproduit d’anciennes Schubertiades, dévoilées par des gravures d’époque projetées en fond de scène. L’été 1819 est heureux pour Schubert, dont le cœur s’amourache le temps d’une Valse D. 365, jouée à quatre mains avec la violoncelliste Caroline Sypniewski, avant le vibrant An Silvia, véritable hymne à la beauté et à l’amour. « Andante » et « Scherzo » s’enchaîneront dans un contraste saisissant, avant le coup d’arrêt du lied La Jeune Fille et la Mort qui rassemblera tout le monde autour d’un piano funéraire. C’est de ce combat entre l’ombre et la lumière, constitutif de l’inspiration schubertienne, que renaîtra le joyeux dernier mouvement du quintette, déclenchant même autour du piano et du violoncelle une ronde ludique entre le violon de Jane Cho, l’alto de Paul Zientara et la contrebasse de Charlotte Henry.
Lire l’article en entier (réservé aux abonnés du journal)

 

 

Thierry Hillériteau, Mars 2019

« Plusieurs semaines de résidence à la Ferme du Buisson ont été nécessaires aux jeunes musiciens pour leur permettre de s’imprégner totalement de l’œuvre (qu’il jouent par cœur) et l’ambiance du spectacle. Une expérience fondatrice pour eux… comme pour les 200 jeunes interprètes soutenus par le Centre depuis sa création il y a quatre ans.
Unique dans le paysage, tant pour ses propositions de concerts atypiques, que pour sa politique tarifaire très accessible, le « CMCP », soutenu par la ville de Paris à hauteur de 2% de son budget, vient de lancer un appel aux dons pour financer sa cinquième saison. »

 

Sophie Bourdais, 6 décembre 2017

C’est une soirée séduisante et composite que lance la nouvelle saison du Centre de musique de chambre de Paris.

 

Marie-Aude Roux, Novembre 2018

À propos du Centre de musique de chambre de Paris

« […] Pour académique que soit la dénomination du projet, qui présente sa quatrième saison de concerts, il ne ressemble en effet à aucun autre. La démocratisation de la musique savante a souvent un côté besogneux : Jérôme Pernoo a décidé que le plaisir serait maître de céans avec des soirées aptes à séduire tous azimuts.
À propos du concert-spectacle Mozart vs Stadler : la grande partie
[…] On ne peut qu’être ébloui par l’exécution musicale des musiciens de l’Ensemble Appassionato (un « faux » comédien, douze instrumentistes à vent et une contrebasse), qui, non contents de jouer par cœur les sept mouvements de la partition (une performance), se déplacent avec beaucoup de naturel au gré d’une direction d’acteurs simple et efficace qui les amènera à esquisser quelques pas de danse. Une situation inédite qui libère l’adresse de la musique, transcendant la notion même de musique de chambre. »

 

Anna Sigalevitch – Classic&Co, Décembre 18

«… Ce qui est beau dans le spectacle, c’est qu’en scénarisant la Gran Partita et en chorégraphiant les mouvements des musiciens, la musique est autant à voir qu’à entendre. Chaque instrument s’incarne et la musique devient très vivante… »

 

Alain Cochard – Décembre 18

« […] on ne le redira jamais assez, l’aventure dans laquelle Jérôme Pernoo s’est lancé depuis la rentrée 2015 à la salle Cortot est une entreprise diablement réjouissante, qui fait souffler un vent de jeunesse sur la musique classique, tout en se situant à un très haut niveau d’exigence – et, qualité non moins remarquable, en montrant une incessante capacité de renouvellement ».

 

Emmanuelle Guiliani – Mars 19

« […] Salle Cortot, les six jeunes artistes sont épatants.
Quel travail leur a-t-il fallu pour se dégager de la partition afin de jouer par cœur, voulant sur le plateau au gré des lignes musicales, donnant à voir autant qu’à entendre comment Tchaïkovsky associe ou dissocie ici les deux altos, là le premier et un violoncelle, là encore les voix graves tissant un doux cocon à la mélodie confiée aux timbres aigus. A peine un mouvement est-il achevé que les interprètes se lancent à cordes perdues dans le suivant, parcourant cette enivrante partition avec la fougue de leur jeunesse et la virtuosité de leur professionnalisme. Epoustouflant ! »


Bertrand Hainaut – Janvier 19

« […] Heureusement, ces quelques réserves ultimes n’affectent ni la magistrale qualité d’interprétation des jeunes talents de la troupe du CMC – qui auront joué près d’une heure de répertoire de mémoire ! – ni la proposition artistique sérieuse et soignée conçue par Jérôme Pernoo et réalisée avec le concours d’Élisabeth Brisson.

TOUTE LA CULTURE

Yaël Hirsch – Janvier 19

« …La grande réussite de ce spectacle sont les 13 musiciens de l’ensemble Appassionato et leurs mises en mouvement. La manière dont ils occupent l’espace chaleureux, mais plein craquements de la salle Cortot, tient du génie, d’autant que leurs déplacements jouent avec le son, pour nous immerger pleinement dans chacun des sept mouvements. Chaque mouvement a la grâce de ne pas être coupé et nous émerveille en crescendo…»

 

Bach Track

Julien Hanck – Janvier 19

« Voilà bientôt quatre saisons que le Centre de Musique de Chambre de Paris et son sérail de jeunes artistes nous enchantent de concerts-spectacles visionnaires, efficaces, fourmillant d’invention, et émouvants par-dessus le marché ! Après Dvořák, Mendelssohn, Mozart, la petite troupe visait plus haut, plus difficile encore, avec Beethoven et sa Grande Fugue. »

La Terrasse

« Derrière cette appellation se cache l’un des lieux en France où la musique se vit avec le plus de fièvre, de liberté et d’indépendance »… De l’air frais !

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