Schubert, La Truite, quintette avec piano, La Jeune fille et la mort, Centre de musique de chambre de Paris, salle Cortot, concert-spectacle à 21h, jeudi, vendredi, samedi, du 16 janvier au 1er février 2020.

(Durée du spectacle : 1 heure)

 

Ce lied et ce quintette de Franz Schubert, composés sur un poème de son presque homonyme Christian Schubart, qui ne les connaît, qui ne les fredonne depuis leur création – en 1817 pour le lied, deux ans après pour le quintette ? Mais au fait, est-ce gai ? Est-ce triste ? La truite n’échappe pas à son rusé prédateur, le pêcheur qui trouble l’eau pour l’attraper au bout de sa ligne. Cela n’a rien de bien tragique car on y associe naturellement, avec force clins d’œil égrillards, la chanson de Francis Blanche et des Frères Jacques relatant les manœuvres du chasseur amoureux et de sa plus ou moins innocente proie.
Mais Schubert qui cache sa timidité sous ses allures de bon vivant, n’échappera ni aux blessures de l’amour ni à la flèche mortelle trop tôt reçue. Moins de 10 ans après ce quintette, en 1828, à trente et un ans, il suppliera en vain le « Sauvage Squelette Fauchant » de La Jeune Fille et la Mort, son grand quatuor composé en 1824. L’atmosphère de La Truite est toujours là dans ce quatuor, mais assombrie par la terrible échéance. La jeune fille est devenue belle et douce image, celle de l’égérie Sylvia « réconfortante comme la tendresse de l’enfance ». Des lieder composés comme autant d’invitations au bonheur. Mais ailleurs se trouve la fin ultime de toute recherche…

Marianne Bécache

Programme

  • La Truite de Francis Blanche (chanson des Frères Jacques)
  • Schubert : Lied, pour piano et baryton
  • Schubert : quatre mains An Sylvia, piano et baryton
  • Schubert : La Jeune fille et la mort, pour piano et baryton
  • Schubert : Quintette en la majeur D.667, La Truite

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